Derrière le fer,
il y a des vies.
Vingt-six années à Damaro, au pied des monts Simandou. Un village, une école, une famille — et un projet qui va décider de leur avenir avant qu’ils aient eu le temps d’en parler.
on parle beaucoup du fer.Guinée forestière
Une question
sous le manguier.
Septembre 2021. Le vieil Amadou Sagnane, quatre-vingts ans, pose la question que personne n’avait osé poser. Derrière le muret, Élise, onze ans, entend chaque mot — et ramasse dans la poussière un caillou rouge, lourd pour sa taille.
La question
Elle gardera ce caillou vingt-six ans. « Il pesait seulement le poids exact d’un pays. »
Ce que ça coûte
Un tunnel qui s’effondre. Un collège sans professeurs ni eau. Huit drones brûlés. Une place unique pour deux premières ex æquo.
La première usine
La transformation du fer s’ouvre sur le sol guinéen.
« Regarde. Réfléchis, choisis et, ensuite, bats-toi. Vous avez plus de chance que nous. »Le vieil Amadou Sagnane · prologue
Six femmes.
Aucune n’attend.
Elles fondent des coopératives, conduisent des trains, arrêtent des chantiers et écrivent aux ministres.
Élise
Onze ans sous le manguier. Treize ans, la lettre au ministre. Puis les drones, Moncton, et le retour.
« Elle n’avait pas d’autres objectifs qu’étudier. »
Fatoumata
On lui a dit que les femmes, c’était pour la cuisine. Elle fonde avec vingt femmes une coopérative qui nourrira les chantiers.
vingt femmes, et les chantiers nourris
Fatoumata Binta
« Je veux apprendre à conduire un train. » On l’a regardée en souriant. Elle sera la première femme de chez elle à en conduire un.
« comme je suis fier de vous ! »
Mariama
Une étudiante lui demande si les mathématiques ne sont pas trop difficiles pour les filles. Elle pose sa craie et écrit le problème au tableau.
personne n’a reposé la question
Nafissatou Condé
Une seule place, deux premières ex æquo. Elle apprend la décision par un appel de trois minutes.
« ni brisée, ni jalouse, ni victime »
Aminata Barry
Casque blanc. Quand il faut arrêter un chantier au nom de la sécurité, elle le fait — et elle assume devant tout le monde.
« je suis payée pour porter ce choix-là »
« Ce sont ces vies-là
que ce roman donne
à voir. »
« Et ce sont elles, plus que le minerai, qui en sont le véritable sujet. »
« Parce que le fer ne vaut que ce que nous en faisons pour les femmes et les hommes de notre pays. Parce qu’une mine, aussi moderne soit-elle, n’est rien si elle ne se traduit pas en écoles qui tiennent debout. »
Ce roman paraîtra
sans nom sur la couverture.
Son autrice a voulu qu’on lise l’histoire avant de savoir qui l’a écrite, et que ce soient les personnages qu’on retienne — pas elle. Ce n’est pas une opération de communication : c’est une demande, et elle sera respectée jusqu’au bout.
Vous saurez qui elle est en même temps que le pays. Pas après.
La géographie
devient une mémoire.
Chaque lieu est une étape intérieure du récit : rester, partir, apprendre ou revenir.
Une histoire.
Huit entrées.
Vous saurez tout
en même temps que le pays.
Une adresse, rien d’autre. Une seule lettre partira : le jour de la parution. Pas de suivi, pas de relance, pas de revente.
Le compte à rebours
Une publication par jour d’ici là, sur les réseaux du livre.
Vous êtes un établissement scolaire ?
Vingt épreuves numérotées circulent en Guinée, remises en priorité à des établissements de filles et à des bibliothèques. Chacune revient avec une lettre de lecture écrite par les élèves.